Germinal

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**J’ai été licencié le 27 mars 2015 du calendrier grégorien soit au mois de Germinal du calendrier révolutionnaire.**

Germinal est aussi le titre choisi par [Emile Zola](https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Zola) pour son [œuvre](https://fr.wikipedia.org/wiki/Germinal_%28roman%29) qui dénonce la violence du patronat paternaliste des mines du Nord de la France. Le lecteur comprendra ce choix de titre pour cet article. Loin de moi l’envie de m’identifier à Étienne Lantier qui risquera sa vie. Cependant, il m’aura quand même inspiré pour sa pugnacité et la résilience qu’il fera de son combat. On ne choisit pas ses modèles, ils viennent à nous quand tout fout le camp.
Emile Zola est un des personnages incontournables voir clé de notre République. Il a su, comme Victor Hugo, utiliser son talent littéraire et son aura pour donner, par procuration, la parole aux sans-voix de notre société tout en luttant contre l’intolérance et l’injustice. Germinal qui illustre de façon réaliste le contexte de l’époque, reste malheureusement d’actualité dans le monde de l’entreprise. Certes, l’employeur véreux ne demande plus l’envoi de l’armée pour stopper la grève mais il emploie les méthodes du monde moderne tout en continuant à jouer sur la peur de perdre son travail. Il est vrai que toute organisation génère une dépendance matérielle et psychologique, le [Droit du Travail](https://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_du_travail_en_France) étant là pour cadrer les excès qui peuvent pousser certains salariés à endurer les méfaits de leur employeur jusqu’à la maladie. Notre pays a construit, parfois au prix du sang, une Justice, critiquable, améliorable mais encore digne. Il a construit la justice sociale en écrivant entre autres les lois et leur pendant, le Tribunal. La justice humaine par le Citoyen pour le Citoyen. C’est important de se le rappeler, ces fondamentaux sont parfois oubliés.
"Nul n’est censé ignorer la loi" dit l’adage. Nous pourrions dire cela d’une personne aux carences éducatives ou d’un salarié qui n’est pas en veille juridique. Il en serait de même pour un employeur. Mais un employeur qui a un juriste dans son comité de direction et les moyens de l’entreprise, il devrait logiquement être en pointe dans l’application des lois...

L’institut Social de Lille, dirigé par des recteurs de l’Université Catholique de Lille, est un bon exemple de ce que peut faire un employeur pour parfaire ses objectifs personnels sur le dos de ses salariés et de l’argent public. Après ces pénibles batailles , il me fallait trouver un soutien efficace qui saurait mesurer le niveau de harcèlement et de discrimination que je subissais. Un collègue me conseilla une avocate qui avait défendu une salariée victime de discrimination. Je pris donc contact avec Maître Karine Sulpice qui entama immédiatement les procédures. Il est important d’avoir un bon avocat lorsque l’on a souffert au travail. J’ai trouvé auprès de Maître Sulpice l’empathie, l’écoute, le conseil et l’énergie qu’il faut pour se lancer dans la phase judiciaire de mon parcours à l’ISL.

Lorsque je fus élu délégué du personnel, je n’imaginais pas à quel point le Droit du Travail et donc celui des salariés, était autant bafoué. Comment une école de la Catho pouvait accumuler autant d’entorses aux droits de ses salariés ? Après la découverte de l’emploi illégal de Bernard Hanicotte, je demandais logiquement à la direction une mise à plat juridique de l’école. Les différentes directions refuseront tout à tour cette mise en conformité avec la loi. Mieux que cela, ils prendront cette démarche volontaire pour une volonté de leur nuire. Ou alors est-ce du au fait que le chantier était titanesque ? Quelques collègues me diront qu’ils ont la fierté mal placée. *Comment un simple salarié comme moi qui a la "chance" de travailler avec ces notables reconnus, pouvait-il critiquer leurs décisions ?* Au fur et à mesure de mes découvertes, leur aura perdait de sa superbe. Les salariés autrefois impressionnés se rendaient compte que derrière ces apparences lisses se cachaient des desseins autres contredisant leur humanisme zélé dans le discours. Pourtant, à chaque fois que j’examinais de plus près un dossier de l’ISL, je découvrais une entorse au Droit du Travail. Ici, je mettrais de côté les malversations financières (voir articles précédents). Nous nous intéresseront exclusivement aux "à-côtés" préjudiciables aux salariés et donc à votre serviteur. Vous vous demandez : *"Mais comment un employeur qui bidouille avec une subvention publique peut aussi se mettre hors la loi avec ses salariés, ce n’est pas discret, cela peut éveiller l’intérêt ?"* Cela doit certainement être lié à un sentiment d’impunité et de toute puissance. Lorsque l’on se sent intouchable, avec le temps, cela déborde forcément sur l’ensemble des salariés. Enfin pas tous les salariés, surtout pas les "copains" de la direction...

Dans mon cas, j’avais une option en plus. J’étais un "populaire" au sens péjoratif. Mes origines modestes ne m’ont pas aidé à vaincre cette condescendance. "Comment quelqu’un qui a la chance de travailler dans les locaux majestueux de la Catho peut-il cracher dans la soupe en demandant qu’on le respecte ? Et si en plus il demande ce respect pour les autres ? N’est-il pas en train d’usurper l’autorité forgée depuis plus de 30 ans ?" Autrement dit, moi qui venait du diable vauvert, j’aurai du accepter ce travail comme on accepte l’aumône, dire merci et remplir les statistiques des minorités visibles.
Avec la découverte de l’emploi "caché" de Bernard Hanicotte et le mensonge sur la situation financière (voir [article 2](http://www.osere.eu/2015/07/13/du-silence-nait-la-haine/)) , le doute s’installa de façon définitive. Et quand des salariés doutent de leur employeur, ils comparent leur fiche de paie, communiquent de façon solidaire et vont voir leurs représentants du personnel surtout quand ceux-ci défendent leurs intérêts et qu’un directeur général fraîchement arrivé veut licencier pour des raisons pseudo-économiques.

- Parmi les premières découvertes et pas des moindres (avec l’absence de Registre Unique du Personnel) : il n’y a jamais eu d’**accord de Réduction du Temps de Travail** (RTT). Vous savez la loi Aubry2 que tous les employeurs de France et de Navarre ont du appliquer. Et bien à l’ISL, on écrit un accord d’entreprise que l’on dépose à la DIRECCTE pour ne pas l’appliquer. L’ISL devait le corriger après un refus de la Commission d’Agrément qui l’avait retoqué. Mais puisque cette commission n’en veut pas et bien on en fera pas ! C’est ce qu’a du se dire Elisabeth Prieur directrice historique de l’ISL. Elle décida de ne pas donner suite à cette obligation légale. Ce qui est cocasse, c’est que Pierre De Saintignon, fermera les yeux sur le non-respect de la loi qui personnifie sa patronne, Martine Aubry.
L’impact de ce premier pied de nez à la loi est clairement financier pour le salarié. Après les avoir alertés et menacés de procédure prud’homale, la direction me proposera un protocole d’accord. Un accord de la part de dirigeants qui ont mis en place un système qui contourne les lois ? J’avoue que je pris la nouvelle positivement. Comme vous vous en doutez, la surprise fut de taille. Le C.A. et la direction voulurent profiter de cet accord pour me museler. On me proposa donc une rétroactivité de ce que l’on me devait mais avec un piège. Dans l’accord, **une clause en fin de texte m’interdisait d’attaquer devant les tribunaux les dirigeants de l’ISL, passés, actuels et à venir...** Non, nous ne rêvez pas. Thérèse Lebrun, les autres membres du C.A. et Elisabeth Prieur cherchaient à se protéger des procédures à venir (prud’homales ou pénales), et couvrir de futures entorses à mon contrat de travail. De facto, ils reconnaissent avoir abusé des salariés. Ils reconnaissent de façon tacite ne pas avoir respecté le droit du travail. Évidemment, je n’ai pas signé cet "accord" contrairement à l’actuel directrice Agnès Vinchon qui attend toujours que je le signe de mon côté... A ce jour, cette obligation légale n’a pas encore franchi la porte des locaux de l’ISL.

- La [Convention Collective 1966](http://www.legifrance.gouv.fr/affichIDCC.do?idConvention=KALICONT000005635407), que nous appellerons par convenance CC66 a, elle aussi, subit le dédain juridique. Tout d’abord, l’article 10 ter avec l’absence d’un Conseil d’établissement (équivalent d’un Comité d’entreprise). Avec le recul, je comprends mieux pourquoi cette instance n’avait jamais été mise en place par Elisabeth Prieur et ses suivants. En effet, elle donne des prérogatives économiques et professionnelles aux représentants du personnel. Ce n’est qu’après les avoir menacés de saisir l’Inspection du travail que finalement je pouvais voir la création de cette instance. C’est d’ailleurs grâce à cet outil que j’ai pu découvrir les mensonges dans les demandes de subvention Conseil Régional faites par Bernard Hanicotte. Autre problème lié à cet absence, les **œuvres sociales**. En effet durant toutes ces années, l’employeur aurait du reverser aux salariés les sommes de sa cotisation obligatoire (1,25% de la masse salariale globale). Et ce depuis plus de 20 ans. A ce jour, aucune rétroactivité n’a été faite...

- Les salariés issus de l’absorption de l’EFAS (Ecole de Formation à l’Animation Sociale) par l’ESSRN qui gérait l’Institut Social Lille-Vauban) dont je faisais partie ont été discriminés dans leur poste. En effet, j’avais les missions et le titre de responsable de formation, je dirigeais donc un dispositif de A à Z contrairement à un formateur qui s’occupe d’un module pédagogique sous la coordination d’un supérieur hiérarchique. Bref là aussi, l’ISL pêche encore. Mais le pire, c’est que certains formateurs avec des responsabilités inférieures avaient une prime permanente mensuelle hors CC66. Les "bons" salariés avaient un traitement de faveur qui relève juridiquement du **traitement différencié**. Ce traitement sans raison objective sera, comme d’autres griefs, tranché par une procédure en cours. Nous avons là une gestion affective du personnel. Face à cela et à la découverte de salarié "caché" (encore ce très cher Hanicotte), avec quelques collègues nous avons décidé, en plus de la procédure sur le fond, de demander en référé des pièces afin de découvrir d’autres traitements donnés aux favoris de notre employeur. Il est plus que probable que la face immergée de l’iceberg ne cache encore une politique salariale discriminante.

Tout ce que je relate ici depuis maintenant plusieurs semaines répond à une logique finalement très simple : des salariés dans leur bon droit face à l’objectif caché d’un employeur aux méthodes violentes. Mais là où la compréhension m’échappe c’est que j’ai reçu des pièces de la partie adverse qui attestent de ce qui est dit plus haut. En effet, leur avocat Maître Yves Sion du cabinet Praxis Logos m’a officiellement fourni plusieurs avenants de contrat de travail de plusieurs salariés dont celui d’Agnès Vinchon lorsqu’elle n’était encore que directrice de pôle. Pourquoi nous donner des documents qui vont dans le sens de nos revendications ? Mystères et boulettes ?! En tout cas, ces pièces confirment le traitement différencié. Une des salariés madame T. reçoit cette prime en tant que responsable des stages sans pour autant être à la tête d’un dispositif de formation. La seconde pièce va plus loin. Madame D. reçoit cette prime parce qu’elle est nommée responsable pédagogique ce qui n’est qu’une partie de l’ingénierie d’un responsable de formation. Ces 2 salariées reçoivent donc une prime de plusieurs centaines d’euros. Mais d’après mes informations, une des salariées du service comptabilité recevait elle aussi cette prime dite permanente et mensuelle. Il en est de même pour une secrétaire au statut de technicienne... Vous vous dites c’est suffisant. Et bien non ! Le 1er juillet 2013, Olivier Tranchant le président et vice-recteur de l’Université Catholique de Lille, me répondra par courrier : "Si les choses s’améliorent financièrement, je pourrais répondre positivement à votre demande". Il reconnaît la légitimité de ma demande. La raison financière n’est pas justifiée puisqu’il ne rechignera pas à financer ma mise au placard dans le but de me mettre hors course pour enfin me licencier brutalement.

Le lecteur peut maintenant faire le lien entre le fait de prendre une partie de la subvention publique destinée en majorité à la rémunération du personnel pour la donner aux copains. En maltraitant dans le même temps, ce personnel déjà fortement lésé (voir article 3 sur les risques psycho-sociaux).

Vous le voyez le "Zola" : **la toute puissance sans frein sans contre-pouvoir**.

- Et c’est là qu’arrive le **harcèlement moral** et la **discrimination syndicale** que j’ai endurés durant ces années. Je vous passe les détails, je ne veux pas trop défloré ce sujet ici. Le harcèlement type d’un représentant du personnel passe par le [délit d’entrave](https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9lit_d’entrave). Je l’ai subi de la part d’un directeur adjoint qui n’hésitera pas à envoyer un courrier sur votre serviteur à l’ensemble du personnel pour casser la confiance fraîchement acquise. Il sera épinglé par l’Inspection du Travail. Dans ce courrier, il me fera la leçon en disant que mon rôle de représentant exige discernement, maturité et prise de distance et que j’ai intérêt à acquérir très vite ces qualités. Il sera tellement à l’aise dans sa démarche qu’il se permettra de dire que ces intentions ne sont pas louables. Pour la petite histoire, ce directeur adjoint ne m’avait jamais eu en odeur de sainteté puisque lors d’une enquête de droit d’alerte pour atteinte à la santé mentale, j’avais découvert ses méthodes violentes de management via des mails très explicites envers sa secrétaire.
Mais passons au harcèlement moral. Pour exemple, je vais vous narrer ma mise au placard et mon catastrophique retour au travail. Les pressions diverses et variées ont à peine entamé ma volonté de faire respecter le droit du travail et notre dignité. Comme je le disais dans les précédents articles, c’est le soutien des collègues qui fera que j’ai tenu tout ce temps, au grand dam du C.A. Pourtant, les dirigeants de l’ISL ont trouvé l’ultime moyen de me toucher en s’en prenant aux autres. En sachant que les collègues avaient déjà payé un lourd tribut, ils se focalisèrent sur des innocents qui n’avaient rien à voir avec les turpitudes que je vivais. Ils décidèrent de l’annulation de mon dispositif de formation 10 jours avant la rentrée. Vous pouvez imaginer les dégâts pour les étudiants salariés qui auront demandé à leur employeur cette formation. Quel impact sur l’insertion des étudiants demandeurs d’emploi ? C’est clairement inacceptable ! Il n’y pas d’autre mot. Mon assistante et moi même auront du mal à nous en remettre, avoir des gens en pleurs ou en colère au téléphone n’est pas chose aisée à supporter surtout quand on en connaît l’objectif réel. Qu’allaient-ils faire de moi ? J’étais encore [salarié protégé](https://fr.wikipedia.org/wiki/Salari%C3%A9_prot%C3%A9g%C3%A9). Nous avions à l’époque une formation à Dunkerque qui n’avait plus de coordinateur. Logiquement, j’aurais du en être nommé responsable. La direction préférera rémunérer un formateur vacataire (CDD journalier) que j’avais par ailleurs recruté et formé au face à face pédagogique du temps de l’EFAS. Ce qui est étonnant, c’est qu’il n’avait pas l’habilitation du ministère de tutelle (directions régionales de la jeunesse des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) pour piloter ce type de formation. Le pire c’est que nous avions aussi une autre formation sur Lille piloté par un vacataire alors que j’étais placé dans un placard. Ce vacataire n’était même pas formateur, il n’avait jamais fait de face à face pédagogique. Ses vacations avaient pour but l’accompagnement individuel à la V.A.E...
Les dirigeants de l’ISL se sont donné les moyens financiers de nuire tout en feignant des problèmes économiques.
**Conséquence logique : un arrêt de travail d’un an.**
A mon retour, l’inhumanité fut d’une ampleur incommensurable. Au retour du salarié, l’employeur doit logiquement lui faire passer une visite médicale de reprise du travail. Le médecin du travail, le même que celui qui alerta le président Olivier Tranchant sur le risque de suicide de salarié, me dira qu’il n’a jamais vu cela en 30 ans d’exercice. La directrice Agnès Vinchon refusa de lui donner les missions que je devais avoir afin de valider ou non mon aptitude à la reprise du travail. J’étais dans un no man’s land professionnel. Un apatride du travail. La directrice m’autorisera à rentrer chez moi avec un maintien de la rémunération le temps de réfléchir sur mon sort. Au bout de quelques jours, je fus convoqué avec comme mission faire un bilan de la formation qu’ils avaient définitivement arrêté. C’est un peu comme demander à un crève-la-faim de se rappeler de son dernier repas. La directrice en profitera pour enlever l’intitulé de mon poste. Aux yeux de la médecine du travail, je n’étais donc plus responsable de formation mais formateur. Un lien avec le fait que je revendiquais la rémunération d’un responsable et non d’un formateur ? Osons le tout pour le tout.
Que cherchaient réellement ces personnes ?
Que je me jette par la fenêtre d’une salle de cours du 5eme étage de l’ISL ?
Comme ces policiers qui en finissent avec leur travail l’arme de service dans la bouche ?
Comme ces employés de France Télécoms qui se sont pendus dans leur lieu de travail ?
Face à cet harcèlement caractérisé et pour me protéger, le médecin se prononcera pour une inaptitude au poste si je devais réintégrer physiquement l’ISL.
Pour la deuxième fois, je repartais donc chez moi, touchant mon salaire sans rien faire. Le temps bien sur de lancer mon licenciement "économique", la DIRECCTE n’étant plus là pour me protéger. Oui car durant mon arrêt, par 3 fois l’ISL tentera de me licencier, l’Inspection du Travail annulera ce licenciement par 2 fois et ne relèvera même pas la dernière puisque le dossier était vide. Je n’étais plus représentant du personnel depuis un an, je n’étais donc plus salarié protégé. L’ISL n’avait plus besoin de la DIRECCTE pour me virer. Enfin, le trublion n’était plus là pour les ennuyer. Le silence pouvait continuer son œuvre malfaisante dans les couloirs de l’ISL.

Mais franchement, comme dirait un ami révolté par ce que je vivais : **"C’est des méthodes de pieds nickelés : bidouiller une subvention, payer un copain à rien faire, couvrir ces magouilles en faisant du lobbying avec la femme d’un élu de premier ordre, casser du salarié qui se rebelle, démolir et virer le délégué du personnel. Ils t’ont traité comme un [serf](https://fr.wikipedia.org/wiki/Servage)"**

Pourtant, nous sommes en 2015 dans le Nord de la France, un pays développé économiquement. Un pays qui aura donné au monde ses Lumières. Ces mêmes Lumières qui seront la base des démocraties modernes qui ont permis à la majorité de se sortir du servage par le travail. L’équilibre démocratique n’a jamais existé dans cette école de l’Université Catholique de Lille. Ces lieux sont des zones de non-droit dans lesquelles se meuvent des personnes aux relents de caste dominante, à l’aristocratie refoulée. Je reprendrai les termes d’un collègue qui continue ce combat avec moi :

"Ces dirigeants et leur amis, les silencieux complices, participent et nourrissent un système officieux qui leur permet d’avoir les plus gros morceaux aux détriments des autres".

J’ajouterai que ces personnes n’ont pas le courage de leurs convictions. Ils doivent pratiquer le discours semi-républicain, semi-humaniste pour couvrir leur véritable nature. Celle de l’entre-soi. Nous avons découvert avec cette affaire un communautarisme qui tait son nom mais qui agit pour ses propres intérêts de caste, quitte à faire payer au prix de leur santé et de leur avenir, les autres, les petits, les Etienne Lantier, les Maheu.
Sauf que nous ne sommes plus à l’époque du massacre de salariés et que je ne suis pas le fils de [Gervaise Maquart](https://fr.wikipedia.org/wiki/L’Assommoir). Il existe la **Justice du Citoyen, la Justice de la République**, c’est elle qui aura le mot de la fin. Et non leur SILENCE !

**Mise à jour 1** : Le discours démagogique à plein tube : Pierre De Saintignon qui est en pleine campagne parle d’humanisme d’entreprise, il se permet de dire "...je suis auprès de ceux qui sont cassés, brisés, qui ne peuvent pas envisager un avenir...". A priori il ne parle pas des salariés en souffrance qui l’ont alerté sur le harcèlement qu’ils subissait et sur le détournement de la subvention qu’il octroie au réseau de sa compagne [voir article 4](http://www.osere.eu/2015/09/14/la-republique-toute-la-republique-et-rien-que-la-republique/) :


L'invité de Claude Askolovitch du 11/10/2015 par ITELE

**PS** : Je ne peux m’empêcher de penser à certains formateurs de l’EFAS : Daniel Auvertin et à ce regretté Bouziane Delgrange, qui auront été les mentors professionnels pour beaucoup d’entre nous. Des piliers de la Conscientisation et de l’Éducation Populaire du Nord-Pas-de-Calais. Ainsi qu’aux autres salariés de cette école qui sont partis pour un meilleur tant pour eux que pour l’EFAS.
Cet article fut écrit en écoutant, entre autres, Led Zeppelin dont voici le mythique morceau [Stairway to heaven](https://fr.wikipedia.org/wiki/Stairway_to_Heaven#cite_note-11) jugé comme plein d’espoir d’une vie meilleure avant et/ou après

Et Pink Floyd... Attention y a des morceaux d’Education Populaire dedans...

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